Alerte à la pollution à Lyon et en Rhône-Alpes

Denis CHEYNET, 20 novembre 2011

L'agglomération lyonnaise ainsi qu'une très grande partie de la région Rhône-Alpes connaissent un épisode de pollution aux particules sans précédent. Alors que l'OMS préconise un taux maximum pour les particules fines de 25 µg/m3 en moyenne sur 24 heures (cf. article sur les seuils liés aux polluants routiers), ce seuil est très largement dépassé depuis maintenant dix jours sans que le préfet ne prenne aucune mesure concrète pour limiter le trafic automobile.

Bien que seules les particules de plus de 2,5 microns sont prises en comptes dans la réglementation française (PM10) et que nos seuils nationaux sont plus laxistes que les préconisations de l'OMS, le processus d'alerte a tout de même été mis en place. Malheureusement, les mesures mises en places se sont limitées à une diminution de la vitesse là où des mesures courageuses de réduction du nombre de véhicules en ciruclation s'avèrent indispensables pour préserver la santé des personnes les plus sensibles.

Rappelons que le rapport Aphekom commandé par l’OMS et auquel participe l’Institut de Veille Sanitaire (INVS) indique que, sur un périmètre de 25 villes européennes, soit 39 millions d’habitants, le non respect des préconisations de l'OMS est à l’origine chaque année 19 000 décès.[1]

L'association "Pour une Ville sans Voiture" s'insurge contre cette situation intolérable et l'absence de réaction de la part des autorités qui privilégient une fois de plus les intérêts des automobilistes sur la santé de nos enfants.

Notes et références[Retour sommaire]

1. G. Cesaroni, C. Badaloni et F. Forastiere (s. d.), Summary report of the Aphekom project 2008-2011.